Info Soleil Former pour une transition énergétique durable

Le directeur du CERME, Dr. Ingénieur Bokovi Yao Copyright: UFT

Dans un contexte mondial marqué par la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles et d’accélérer la transition vers des solutions durables, le Centre de Recherche sur les Énergies Renouvelables et les Matériaux (CERME) se positionne comme un acteur clé au Togo. Sous la direction du Dr. Ingénieur Bokovi Yao, le centre développe une vision ambitieuse alliant recherche, formation et innovation technologique. À travers ses programmes académiques, ses projets concrets et ses partenariats stratégiques, le CERME contribue à préparer une nouvelle génération de spécialistes capables de relever les défis énergétiques de demain. Dans cette perceptive, nous avons approché le Directeur de cette institution qui a bien voulu partager nous les points suivants : La politique du centre face aux énergies fossiles, l’intégration de la durabilité dans les curricula, l’importance du solaire photovoltaïque, ainsi que l’impact du soutien de l’Urbis Foundation aux étudiantes du CERME. Bokovi Yao, Docteur Ingénieur, Directeur du CERME.

Quelle est la politique du CERME face aux énergies fossiles ?
« Le CERME reconnaît les impacts négatifs des énergies fossiles sur l’environnement et intègre cette problématique dans ses formations et recherches. L’accent est mis sur les énergies renouvelables, afin de réduire les effets destructeurs et promouvoir des solutions durables. »

Comment le CERME intègre-t-il les enjeux de durabilité et de transition énergétique dans ses programmes de formation ?
« Le centre enseigne et recherche autour du mix énergétique, combinant énergies conventionnelles et renouvelables pour assurer une transition progressive. Les programmes de master et les travaux doctoraux incluent des unités dédiées à la durabilité et à la transition énergétique, avec une équipe de chercheurs mobilisée sur ces thématiques. »

Quelle place occupent les énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque, dans le curriculum actuel du CERME ?
« Les énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque, occupent une place centrale dans les curricula, surtout au niveau master. Le CERME dispose de laboratoires spécialisés, d’un champ solaire opérationnel et mène des projets concrets comme le développement d’un tricycle électrique. »

Pensez-vous qu’il serait envisageable d’intégrer une filière ou une faculté dédiée à l’électricité solaire au sein du CERME ?
« Le CERME envisage de créer une filière ou un diplôme universitaire spécialisé en énergie solaire photovoltaïque. Ce projet pourrait être lancé dès l’année prochaine et offrir une formation d’un an pour une spécialisation ciblée. »

Quels seraient, selon vous, les principaux avantages et défis d’une telle intégration ?
« Un tel diplôme renforcerait les compétences locales en installation et maintenance des équipements solaires, répondant à une demande croissante. Il contribuerait à l’accès à l’énergie, au développement économique et à l’industrialisation, malgré les défis liés à la formation et au financement. »

Urbis a soutenu financièrement une cohorte de 9 étudiantes du CERME pendant deux années. Comment évaluez-vous l’impact de cette aide sur les bénéficiaires et sur le centre ?
« Le soutien financier d’Urbis Foundation aux étudiantes a eu un impact positif majeur, en renforçant leur motivation et leur confort de formation. Le CERME exprime une profonde gratitude pour cette aide pionnière. »

Quelles recommandations formuleriez-vous à l’endroit d’Urbis Foundation pour renforcer ou améliorer son appui futur aux étudiantes du CERME, optant pour l’électricité solaire ?
« Le CERME encourage Urbis à poursuivre et renforcer son appui, notamment en soutenant l’extension du champ solaire du centre, afin d’accroître son autonomie énergétique et améliorer les conditions de formation. »

 

Lisez également les interviews de deux étudiantes du CERME.

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